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Les jeux olympiques : Comment se déroulaient les jeux olympiques dans la Grèce antique ?

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Dans l'Antiquité, les Jeux olympiques avaient lieu tous les quatre ans. Ils se déroulaient à Olympie, dans la ville d'Elis, sur la côte ouest du Péloponnèse, en Grèce. Les Jeux olympiques étaient considérés comme l'événement sportif le plus important de l'Antiquité. Ces jeux étaient organisés en l'honneur du dieu Zeus.

Le début des fêtes Olympiques

Les jeux olympiques débutait par une prestation de serment des athlètes, des entraineurs et des juges. La cérémonie se déroulait devant l'autel de Zeus horkios, ou "Zeus garant des serments" . Les athlètes juraient d'obéir aux règles des jeux Olympiques, tandis que les juges, eux, promettaient d'être justes et impartiaux. À l'ouverture des épreuves, un concours mettait en compétition hérauts et trompettes, afin de déterminer qui aurait le privilège d'annoncer les jeux. Les compétitions du premier jour comprenaient des épreuves de lutte, de course et de pugilat pour les concurrents les plus jeunes, âgés de douze à dix-huit ans.

La deuxième journée des jeux

La deuxième journée commençait par une grande procession jusqu'à l'hippodrome afin de célébrer le début des très appréciées épreuves équestres. La plus attendue et la plus spectaculaire était la course des quadriges, des chars dont l'attelage était de quatre chevaux. Les épreuves équestres se distinguaient par le fait que le vainqueur n'était pas le meilleur cavalier ou aurige, mais le propriétaire du cheval ou du char le plus rapide. La princesse spartiate Cynisca profita de cette particularité pour contourner la règle interdisant aux femmes de prendre part aux épreuves, et remporta deux titres olympiques. Cette règle fut aussi la source d'étranges résultats. Ainsi, en 416 avant l'ére commune, l'homme d'État Alcibiade engagea sept chars dans une course et remportera les première, deuxième et quatrième places. À l'issue des compétitions équestres, les 40 000 spectateurs rejoignaient le stade pour suivre les épreuves du pentahlon. Après les compétitions du jour, des rites funéraires avaient lieu en l'honneur de Pelops, héros et fondateur mythiques des jeux Olympiques. La soirée se terminait par un festin et un imposant défilé en l'honneur des vainqueurs du jour.

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Les victoires aux Jeux olympiques

Une victoire aux jeux Olympique était l'un des plus grands honneurs que pouvait se voir décerner un mortel, et il existait plusieurs moyens de l'immortaliser. Certains athlètes faisaient réaliser leur statue, d'autres demandaient à des poètes d'écrire des odes à leur victoire. La tradition orale était un élément majeur de la culture grecque. Les odes, appelées "épinikia" , étaient souvent composées par les meilleurs poètes, notamment Pindare, Simonide et Bacchylide. Elles étaient souvent déclamées lors de banquets et de fêtes auxquelles assistait l'athlète en question, ou lors de son départ d'Olympie.

Le pentathlon

Le pentathlon se déroulait le deuxième jour, au sein du stade. Comme son com le laisse entendre, il comptait cinq épreuves : lancer du disque, lancer du javelot, saut, course et lutte. Il existe, bien sur, de nombreuses différences entre les épreuves antiques et celles des jeux modernes. Par exemple, les concurrents antiques du saut en longueur tenaient en main des poids pour se donner de l'élan, car ils ne couraient pas avant de sauter. Par ailleurs, si un athlète remportait les trois premières épreuves, il était immédiatement déclaré vainqueur, sans attendre les résultats des cinq disciplines. Les épreuves de course se déroulaient comme aujourd'hui, à une différence notable : les athlètes étaient nus. Pour la lutte, les catégories de concurrents ne reposaient pas sur le poids, comme de nos jours, mais sur l'âge. Le vainqueur était le premier à projeter trois fois son adversaire au sol.

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Le troisième jour des jeux

La troisième journée commençait par l'événement le plus important des jeux olympiques. Une procession regroupant hellanodices (juges), ambassadeurs, concurrents et des animaux se rendait au grand autel situé devant le temple de Zeus. La course principale, appelée "stadion", était un sprint d'environ 180 mètres. Le vainqueur avait l'honneur d'attribuer son nom à la période de quatre ans séparant deux éditions des jeux. Cette période était appelée "olympiade". Par exemple, les quatre années qui suivirent les premiers jeux, en 776 avant l'ère commune, constituèrent l'olympiade de Corèbe d'Elis, le premier champion olympique. Une fois toutes les compétitions terminées, un banquet public se tenait dans le prytanée afin de fêter les vainqueurs du jour.

La quatrième journée dédiée au combat

La quatrième journée était consacrée aux combats. Les épreuves de lutte se déroulaient le matin, suivies par le pugilat et le pancrace. Le pancrace était une sorte de mélange de lutte et de pugilat. Tout était permis à l'exception des introductions dans les yeux ou la bouche, ou des tractions sur les oreilles ou les organes génitaux. Cette épreuve était très appréciée et considérée comme le summum en matière de force et de technique. En fin d'après-midi se déroulait une course d'une nature unique, l'hoplitodromos, ou "course en armure" . Les concurrents portaient un casque et un bouclier pour simuler les conditions de course sur le champ de bataille

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Les juges ou les hellanodices

Les hellanodices ou "juges des grecs" étaient les arbitres et organisateurs des jeux. Ils étaient originaires d'Elis, la cité en charge du sanctuaire d'Olympie, et lors de chaque olympiade, de nouveaux juges étaient élus. Ces derniers avaient plusieurs fonctions. Avant le début des jeux, ils décidaient quels athlètes seraient admis à concourir et supervisaient leur entrainement. Ile procédaient aussi au tirage au sort pour les différentes épreuves. Pendant les jeux olympiques, ils désignaient les vainqueurs et décelaient les tentatives de tricherie. Pour ce faire, ils avaient des assistants armés de fouets et de batons qui se tenaient près des athlètes et les frappaient s'ils tentaient de tricher. 

Stèle des tricheurs

Une victoire à Olympie était l'un des honneurs les plus prestigieux de tout le monde grec. Non seulement les vainqueurs étaient couverts de gloire dans leur cité, mais leur nom devenait célèbre dans toute la Grèce. Pour certains, la tentation l'emporta. Ils brisèrent leur serment envers Zeus et trichèrent. C'était courir un grand danger, car en cas de découverte, les tricheurs risquaient de graves châtiments. Ils risquaient disqualification et amende. Mais s'ils étaient surpris à tricher pendant une épreuve, ils pouvaient être frappés par les arbitres. En revanche, le châtiment le plus dissuasif était la honte. Au pied du mont Kronios, sur le chemin menant au stade, se trouvait un groupe de statues appelées Zanes, Zanes étant le pluriel de Zeus. Sur ces statues, était inscrit le nom des tricheurs, la nature de leur fraude et le montant de leur amende. Les Zanes, financées par les amendes des tricheurs, étaient installées en des lieu stratégiques, à la vue d'un individu, mais aussi une cité entière, pouvait être déclaré coupable de tricherie.

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Le prytanée et la flamme Olympique en Grèce antique

Le prytanée était le siège administratif du culte d'Olympie ainsi que celui des jeux Olympiques. Ce bâtiment abritait les prêtres du sanctuaire ainsi que les autorités des jeux. Il accueillait aussi le grand banquet qui se tenait le soir du troisième jour, en l'honneur des vainqueurs. Il avait également une fonction sacrée. Dans la salle centrale se trouvait le feu d'Hestia, une flamme sacrée qui brulait de jour comme de nuit. Ce feu était utilisé pour allumer ceux des autres autels du sanctuaire. Cette pratique a probablement inspiré en partie la tradition de la torche olympique moderne


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