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La vie d'une femme grecque : comment vivaient les femmes dans la Grèce antique ?

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La vie d'une femme grecque dans le monde grec antique, les femmes grecques avaient peu de droits par rapport aux citoyens masculins. Incapables de voter, de posséder des terres ou d'hériter, la place de la femme était à la maison et son but dans la vie était d'élever les enfants.

L'enfance des jeunes filles grecques

Les jeunes filles de cités de la Grèce antique étaient généralement élevées par une nourrice. Elles restaient la plus part du temps dans la partie de la maison réservée aux femmes, le gynécée, ou elle filaient et tissaient. Si les preuves historiques évoquant des jeux entre jeunes filles sont moins nombreuses que celles décrivant des jeux entre garçons, on sait que de tels jeux ont existé. Par exemple, une statuette en terre cuite présente deux filles en train de pratiquer un jeu appelé "ephedrismos". Il s'agissait de frapper, à distance, une pierre maintenue droite, à l'aide d'un galet ou d'une balle. La perdante devait fermer les yeux et porter la gagnante jusqu'a ce quelle réussisse à toucher de la main la pierre en question.

Le mariage en Grèce antique 

Pour une jeune Grecque, le mariage représentait l'aboutissement de intégration à la société. L'espérance de vie moyenne des femmes était d'environ quarante ans. Par conséquent, la plupart des filles se mariaient jeunes, à l'age de quatorze ou quinze ans. Et bien sur, on ne leur demandait pas leur consentement. Elles passaient naturellement, tout simplement de la tutelle de leur père à celle de leur époux. Les femmes mariées n'étaient pas des citoyennes à part entière et ne bénéficiaient pas des droits offerts par la citoyenneté. En revanche, elles recevaient une dot dont elles étaient les seules à pouvoir disposer... mais si le mariage était un échec, la dot était rendue au père de la mariée. Une fois le mariage consommé, la jeune fille accédait au statut de jeune épouse. Elle conservait ce statut jusqu'à la naissance de son premier enfant, qui faisait officiellement d'elle une femme.

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La vie d'une femme grecque 

Les femmes des cités de la Grèce antique n'avaient quasiment aucun droit politique... et les hommes, tout puisant, les dirigeaient à toutes les étapes de leur vie. Les taches les plus importantes des femmes des villes étaient d'enfanter, de préférence des garçons et de veiller à bien tenir leur maisonnée. La plupart du temps, les sorties des femmes hors de la maison se limitaient à des visites à des voisines, conformément aux coutumes. Les rares exceptions à ces règles strictes étaient les mariages, les obsèques et les fêtes religieuses plaçant des femmes au premier plan.

Le métier du tissage

Le tissage était la principale occupation de la plupart des femmes grecques. C'était à elles de fabriquer des vêtements pour tous les membres de la famille, mais aussi de tisser d'autres étoffes pour la maison. Une tisseuse de talent était considérée comme un bon parti, puis une bonne épouse. Par exemple, Homère décrit Pénélope, l'épouse dévouée d'Ulysse comme passant le plus clair de son temps à son métier à tisser. De même, sur de nombreux vases grecs, la représentation de femmes en train de tisser était associée à l'image d'une femme tenant un voile, qui était le symbole de l'épouse.

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La cuisine

La vie d'une femme grecque était principalement dédié à cuisiner des repas dans la cuisine. Mais dans la mesure ou le matériel était de petite taille et transportable, il leur arrivait aussi de cuisiner dans la cour centrale. Les femmes y pratiquaient aussi d'autres activités domestiques. Les visiteurs masculins et les passants n'assistaient que rarement à ces activités, car l'architecture des habitations grecques classiques respectait la norme sociale selon laquelle on ne devait pas voir les femmes au travail. 

Les hétaires

L'historien Strabon a déclaré que le temple d'Aphrodite était l'un des monuments les plus célèbres de Corinthe. Il le devait surtout aux femmes qui y officiaient. Ces hétaire, ainsi qu'on les appelait, étaient offertes à la déesse par des hommes et des femmes. Sans grande surprise, le temple d'Aphrodite contribuait largement à la richesse de Corinthe. Les hétaires étaient la principale attraction de temple et nombreux étaient ceux qui venaient à Corinthe chercher leur compagnie, pour laquelle ils dépensaient sans compter.


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