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Céramique grecque : quel rôle a joué la céramique dans la Grèce antique ?

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Les céramiques grecques étaient choisis pour honorer les dieux ou les morts. Une céramique grecque commune était utilisée quotidiennement. Elle fait l'objet de recherches de plus en plus nombreuses. Ces céramiques peintes constituent la plus importante partie de la peinture grecque antique actuellement conservée.

La céramique grecque

Le Kerameikos était un vaste quartier au nord-ouest de l'acropole d'Athènes. S'il était en partie utilisé comme cimetière, c'était aussi le lieu ou l'on fabriquait les poteries. Le Kerameikos fut si important pour cette forme d'art que son nom fut dérivé en "Céramique" , pour le produit comme pour le lieu lui-même. Peut-être attirés par le cours d'eau, les potiers s'installèrent là et formèrent rapidement une communauté florissante. On pense qu'a la fin du Ve siècle avant l'ère commune, des centaines de milliers d'objets en poterie avaient été fabriqués à Athènes... allant des grands pots de cuisine sans décoration à de splendides et délicats récipients réservés aux huiles les plus précieuses. Hélas, seulement un pour cent environ de ces oeuvres nous est parvenu, parfois en tout petits fragments. 

Extraction de l'argile et modelage des vases

L'argile ne pouvait pas passer directement du cours d'eau au tour de potier. Les potiers athéniens employaient une argile riche en fer, ce qui procurait à leurs produits leur couleur rouge orangé distinctive. Mais cette argile de grande qualité devait être maniée avec soin pour éviter des catastrophes, notamment lors de la cuisson. L'argile séjournait d'abord dans des bacs de décantation, ou elle était mélangée à l'eau afin d'oter les débris organiques tels que les feuilles. Une fois purifiée, elle était malaxée à la main afin d'enlever les bulles d'air et aboutir à la texture nécessaire à une finition sans défaut. L'un des objectifs de ces étapes initiales était de retirer toutes les impuretés susceptibles de détruire un modèle délicat ou, pire de rendre inutilisable un récipient.

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Le métier de potier

Une fois l'argile nettoyée, le potier lui donnait la forme d'un vase à l'aide d'un tour ou d'un moule. Le choix dépendait bien sur de la forme souhaités, mais la décoration entrait également en ligne de compte. Un potier ne travaillait pas seul. Un atelier pouvait compter de nombreux ouvriers travaillant sur différents stades de la production. Pour décorer leurs créations, les potiers collaboraient avec de nombreux peintres. Certains d'entre eux devenaient eux-mêmes potiers. Un même vase pouvait ainsi passer par les mains d'artistes très différents, chacun se concentrant sur un des aspects du modèle.  

Cuisson de la poterie

Une fois modelées et décorées, les poteries étaient placées dans un four pour le long et délicat procédé de cuisson. Il comptait trois étapes : oxydation, réduction et réoxydation. La principale fonction de la cuisson était de gérer avec soin l'exposition de l'argile à l'oxygène. Les réactions chimiques générées par la cuisson fournissaient aux poteries leur couleur rouge orangé spécifique. Ceci conférait aussi aux décorations des poteries une apparence noire et brillante. La partie la plus difficile de la cuisson était la gestion des feux proprement dits. Il fallait beaucoup de compétence et une longue expérience pour évaluer avec justesse la chaleur requise... et la moindre erreur pouvait réduire à néant des heures de travail.

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La peinture

Les vases pouvaient recevoir des décorations très variées. Avant -530, les vases athéniens étaient décorés selon la technique dite "de la figure noire" , ou les motifs étaient peints sous la forme de silhouettes noires. À la fin du VIe siècle l'ère commune, les peintres inventèrent une nouvelle technique dite"de la figure rouge" , une inversion du procédé de peinture qui produisait des personnages et motifs en rouge sur fond noir. Ceci permit aux artistes de mieux détailler la musculature et la chevelure de leurs personnages. Les dessins étaient tracés à la surface de la poterie à l'aide d'un outil mince et effilé. De minces lignes de relief, faisant ressortir des éléments subtils comme les traits du visage, étaient ajoutées à l'aide de pinceaux très fins. Les vases plus élaborés étaient parfois dorés, mais ces décorations sont si délicates qu'elles étaient probablement ajoutées après la cuisson

 


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